HISTOIRE DES ÎLES CANARIES

Introduction

Fuerteventura comme l’ensemble des autres îles des canaries (Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hiero, La Gomera et Gran-Canaria), sont situées dans l’Océan Atlantique, à l’Est du Maroc. les îles Canaries forment un archipel de 7 îles principales entourées d’îlots moins grands.

Les îles Canaries étant d’origine volcanique, les traces de cette géologie peuvent être observées sur chacune d’elles.

Les îles Canaries et l’antiquité.

Les Îles Canaries étaient connues du monde occidental dès l’Antiquité.

La mythologie grecque, transmise par les poètes Homère ou Hésiode, en fit tour à tour le lieu des Champs Elysées et du jardin des Hespérides. D’autres y virent plus tard les restes de l’Atlantide, le continent englouti évoqué par Platon dans le Timée et le Critias.

Les Phéniciens, puis les Carthaginois, les Egyptiens et peut-être les Grecs naviguèrent le long des côtes d’Afrique, ils aperçurent probablement l’archipel, mais ne s’y embarquèrent pas.

Les Romains en firent les îles Fortunées au-delà des colonnes d’Hercule, l’actuel détroit de Gibraltar. L’historien Pline l’Ancien, mort à Pompéi en 79 apr. J.-C. lors de l’éruption du Vésuve, évoque dans son Histoire naturelle une expédition envoyée vers les îles, au début de notre ère, par le roi maure Juba II. Les Guanches élevaient alors de nombreux chiens de grande taille.

Les Maures en ramenaient quelques spécimens ; du latin canis (chien), Pline dérive le nom Canaria, qui ne désignait sans doute que Gran Canaria, avant de s’appliquer à tout l’archipel.

L’île qu’il nomma Pluvialia (du latin pluvia, la pluie) pourrait être La Gomera ou El Hierro, tandis que Nivaria (du latin niva, la neige) est certainement Tenerife, l’enneigement hivernal du Teide n’ayant pu que frapper, même de loin, les premiers navigateurs.

Fuerteventura et Lanzarote.

Fuerteventura et Lanzarote étaient alors appelées îles de Pourpre, en raison de la présence sur leurs sols d’orseille ( substance colorante de couleur violette ) , ou orchilla en espagnol, une plante dont on tirait une teinture pourpre pour les textiles. Au Moyen Age, les Canaries étaient connues des Arabes qui avaient alors envahi toute l’Afrique du Nord, mais ne s’étaient jamais aventurés sur le mystérieux archipel.

Avant la conquête espagnole, les Canaries  ( Fuerteventura , Tenerife , Lanzarote , La Palma , El Hiero , La Gomera et Gran-Canaria ) étaient habitées par les Guanches. Le terme guanche dérive d’un nom lui-même guanche, wanchinet ou gwanchinet, composé de wa ou gwa, qui aurait signifié  » homme ou fils « , et de chinet, qui était alors le nom de Tenerife. Le toponyme Chinet, signifiant alors  » grand volcan « , assimilait l’île au Teide, comme sous l’Antiquité romaine. Le mot guanche aurait donc eu le sens de  » fils de Tenerife  » et ne s’appliquerait au sens strict qu’à l’ancienne population de cette île.

Une autre thèse.

Une autre thèse avance que ce sont les explorateurs portugais et génois qui, lorsqu’ils arrivèrent aux Canaries à la fin du XIIIe siècle et rencontrèrent des populations, leur donnèrent alors le nom de Guanche, de gwan chin,  » les enfants du grand volcan « . Ils désignent les premiers habitants de Tenerife. Cependant, on a aujourd’hui pris l’habitude de désigner ainsi l’ensemble de la population préhispanique de l’archipel. Ce terme générique pose problème car il ne prend pas en considération les différences existant entre les populations de chaque île, différences accentuées par un étonnant manque de communication entre elles, pourtant si proches.

Aujourd’hui, aucun témoignage ni aucune fouille archéologique n’a fait état d’embarcations, et il semble que les Guanches n’étaient en rien des marins. Pourtant, il n’y a que par la mer que l’on peut atteindre les îles. La théorie la plus plausible, au vu de la proximité de la côte marocaine, est qu’ils soient originaires du nord-ouest de l’Afrique et sans doute des Berbères, comme les actuels Kabyles d’Algérie ou encore les Touareg. Cependant, le courant et les vents alizés auraient tout aussi bien pu les faire venir de la péninsule Ibérique. Les dernières démonstrations du navigateur et archéologue Thor Heyerdahl tendraient cependant à relativiser le fait que, durant l’Antiquité et selon les techniques de confection des embarcations connues de l’époque, il n’aurait pas été impossible pour les descendants des Guanches de provenir de contrées lointaines : le mystère demeure entier à ce jour.

Origine des peuplements Guanches.

On peut supposer que le peuplement des îles Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hiero, La Gomera et Gran-Canaria) se soit effectué en deux vagues distinctes, pouvant aussi bien venir d’Afrique du Nord que d’Europe. Les futurs Guanches ne sont peut-être pas arrivés aux îles Canaries avant 3 000 ans, mais leur immigration avait sans doute pris fin en l’an mille avant notre ère. Bien que la langue guanche se soit diluée dans plusieurs dialectes propres aux îles et se soit mélangée aux toponymes repris par les colons espagnols et aux canarismes, on peut aisément l’apparenter à la langue berbère. C’est en tout cas l’hypothèse la plus souvent retenue, une hypothèse qui se conforte dans certaines caractéristiques de ses deux peuples.

Agriculture et artisanat guanches.

Les Guanches ne connaissaient pas la charrue, mais cultivaient des céréales (orge, froment) et des légumes secs. La farine des grains d’orge grillés donnait le gofio, cette pâte très nourrissante qui reste aujourd’hui le plat le plus typique des îles Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro, La Gomera et Gran-Canaria ) . Ils pratiquaient, comme les Berbères, l’élevage de chèvres, qui leur fournissaient l’essentiel de leur viande et du lait dont ils tiraient du beurre. Ils élevaient aussi le mouton et le porc. En outre, la cueillette (fruits, champignons) et la pêche côtière constituaient un complément important de leur alimentation. Ils habitaient principalement des abris-sous-roche plus ou moins creusés et aménagés, comme, encore aujourd’hui, certains paysans de Gran Canaria. Cet habitat troglodytique et surtout leur habillement réduit à des peaux de chèvre cousues sont tout ce qu’a retenu d’eux l’imaginaire moderne, notamment touristique, qui les assimile aux hommes de Cro-Magnon. Comme ces derniers, les Guanches ignoraient l’usage du fer : les conquistadors eurent pourtant du mal à venir à bout de leurs armes de bois et de pierre taillée, de leurs lances (añepas) à la pointe durcie à la flamme ou prolongée d’une lame de pierre volcanique effilée et coupante. Ils faisaient également des poteries, sans l’aide d’un tour, selon une technique encore utilisée aujourd’hui par les Berbères.

En outre, ils maniaient avec dextérité le bâton, ou palo, qui leur servait pour les activités de pastorage et s’affrontaient le cas échéant en joutes.

Structure sociétale guanche.

Chaque tribu avait à sa tête un monarque, appelé mencey à Tenerife, guanarteme à Gran Canaria ou roi par les conquistadors, bien qu’il soit plus judicieux de parler de chef. En dessous de celui-ci et de sa femme, de sa famille et de l’assemblée d’anciens qui le conseillait, la société était hiérarchisée en deux principales classes : les nobles et la plèbe. Catégorie à part, les prêtres semblent avoir eu le pouvoir d’anoblir n’importe quel plébéien.

Les momies constituent l’une des principales traces de la culture guanche qui sont parvenues jusqu’à nous. Les corps étaient enduits de beurre, séchés au soleil, puis embaumés et ensevelis dans des grottes semblables à celles qu’habitaient les vivants, ou plus rarement, à Gran Canaria et peut-être aussi à Tenerife, dans des tumuli. Moins élaborée que celle des anciens Egyptiens, cette technique de momification n’a su conserver les restes antérieurs au Xe siècle de notre ère ; ceux qui sont postérieurs sont aujourd’hui exposés dans les musées de Las Palmas de Gran Canaria et de Santa Cruz de Tenerife.

Chronologie des îles Canaries.

3 000 ans av. J.-C. > arrivée probable des premiers Guanches.

XIe siècle av. J. C. : Occupation de l’île par les Phéniciens.

1 siècle av. J.-C. > l’astrophysicien Ptolémée fait passer le méridien 0 par l’île d’El Hierro . Arrivée sur l’île Fuerteventura de ses premiers habitants, les Majoreros, originaires d’Afrique du Nord.

570 av. J.-C. : > Débarquement du Carthaginois Hannon le Navigateur repèrent les îles Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria) durant son voyage jusqu’au Golfe de Guinée

999 : Au Moyen Âge, arrivée des Arabes sur l’île, suivis des Maures.

1200 > des navigateurs génois, portugais et catalans parcourent les eaux canariennes.

Les Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria) restèrent oubliées du monde chrétien jusqu’à la fin du XIIIe siècle, date à laquelle des navigateurs génois, portugais et catalans commencèrent à parcourir ses eaux.

XIVe siècle : l’ile de Fuerteventura est successivement sous domination génoise, espagnole et portugaise.

1312 > le Génois Lancelot Maloisel, appelé Lanzarotto Malocello par les Espagnols, débarqua sur l’île , alors qu’il était parti à la recherche des frères navigateurs et marchands Vandino et Ugolino Vivaldi. Elle deviendra ensuite Lanzarote. Par la suite, d’autres explorateurs vinrent du Portugal et de Majorque.

1339 > La première apparition de l’île de Fuerteventura sur une carte.  Angelino Dulcet a écrit « Forte Ventura ». Personne est d’accord sur la signification du nom et il y a beaucoup d’explications offertes. Tous sont d’accord sur le mot « Forte / Fuerte » qui signifie fort, mais ils sont en désaccord sur le sens de … Ventura fortune, le bonheur, le vent, Aventura? nous pouvons choisir!.

1344 >  Luis de La Cerda, prince sans terre apparenté à la famille royale de Castille, reçut du pape le titre de roi des îles Canaries, bien que la conquête n’en fût pas encore véritablement commencée. L’hypothétique roi ne mit cependant jamais les pieds sur ses terres, et le titre passa à un Normand, Robert de Bracamonte, qui n’en profita pas davantage.

1402 > La conquête ne débuta réellement que cette annee la quand Jean de Béthencourt, cousin de Bracamonte, annexa, en compagnie du Castillan Gadifer de La Salle, Lanzarote au royaume de Castille. Précurseur de Christophe Colomb, il fit ensuite reconnaître par Henri III, roi de Castille, son titre de souverain des îles Canaries ( Fuerteventura , Tenerife , Lanzarote , La Palma , El Hiero , La Gomera et Gran-Canaria )  jusqu’alors théorique.

1404 > les français Jean de Bethéncourt et Gadifer de la Salle en arrivant, ils se sont installés et ils se sont occupés de la bâtir la capitale au centre de l’île pour la protéger des possibles ennemis et ils l’ont appelé Bentancuria. Lorsqu’ils sont arrivés ils ont trouvée qu’ ils existaient 2 royaumes dominant l’île: le Royaume de Maxorata et le Royaume de Jandía.

Ils ont bâti le couvent franciscain qu’en suite ils se sont occupés de évangéliser aux gouaches. En fait les rois, Guize et Ayose ont été baptises comme Louis et Alphonse.

1405 > il annexa également Fuerteventura, puis El Hierro, mais échoua face aux Guanches lors de sa tentative de conquête de Gran Canaria et de La Palma.

1424 > L’île de Fuerteventura devient espagnole

1445 > les Portugais disputèrent en vain les îles aux Castillans, qui étendirent leurs conquêtes , lorsque Hernán Peraza, l’un des prétendants à la charge de Béthencourt occupa La Gomera.

1456 > Arrivée de Diego García de Herrera qui s’auto proclame seigneur de Fuerteventura. Il y instaure la féodalité.

1478 à 1483  > La conquête espagnole. Il fallut aux troupes espagnoles de Juan Rejón cinq ans, pour conquérir les deux royaumes guanches de Gran Canaria, celui de Gáldar, à l’ouest, et celui de Telde, à l’est. Les premiers succès espagnols sur Gran Canaria éliminèrent définitivement les Portugais de la conquête des îles et, dès 1479, les Canaries furent attribuées aux Rois catholiques, tandis que les autres archipels macronésiens et, surtout, les côtes africaines revinrent au Portugal.

1483 > conquête de Gran Canaria par les troupes espagnoles de Juan Rejón.

1492 >  Dès lors, les Espagnols se tournèrent vers l’Amérique, et c’est depuis les Canaries que Christophe Colomb s’élança vers l’ouest. L’archipel deviendra alors le passage obligé de tous les conquistadors du Nouveau Monde.

La même année, l’Andalou Alonso Fernández de Lugo, gouverneur des Canaries ( Fuerteventura , Tenerife , Lanzarote , La Palma , El Hiero , La Gomera et Gran-Canaria ) , se contenta plus modestement de l’île de La Palma. Tenerife restait à conquérir ; les Guanches y résistèrent, infligeant aux Espagnols une lourde défaite en 1494. Les indigènes étaient divisés en neuf royaumes ; certains menceys (rois) se rangèrent du côté d’Alonso Fernández de Lugo, qui mit fin à la conquête de l’archipel en 1496, en venant à bout de Bencomo, mencey de Taoro (aujourd’hui la vallée de La Orotava).

Les suites de la colonisation. Les premiers contacts des Guanches avec le monde chrétien furent violents, et les indigènes des îles canaries, quand ils avaient réchappé des combats, étaient réduits en esclavage. Deux papes successifs interdirent ces pratiques au milieu du XVIe siècle. La plus grande partie de la population guanche fut rapidement convertie, suivant les exemples du baptême de ses chefs, et assimilée aussi bien culturellement qu’ethniquement par la population espagnole. En conséquence, la culture des premiers Canariens, à part quelques legs agricoles et linguistiques, disparut rapidement.

Aux XVIe et XVIIe siècles, de nombreux sujets castillans, principalement andalous, basques et galiciens, colonisèrent les îles Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria) et développèrent la culture de la canne à sucre et des vignobles réputés.

Cette économie florissante et le passage des galions ramenant l’or du Nouveau Monde attirèrent sur les eaux des îles canaries de nombreux pirates ou corsaires portugais, anglais et hollandais (certains se mêleront ensuite à la population des îles canaries).

1730 à 1736 L’île de Lanzarote fut le théâtre de violentes éruptions volcaniques.

1740 : Tentés de s’approprier Fuerteventura, les Anglais se retirent après avoir essuyé de nombreuses défaites.

1797 > l’amiral Nelson tenta de prendre Santa Cruz de Tenerife, mais échoua face aux troupes du général Gutierrez ; son bras droit fut emporté par un boulet au cours du combat. A partir du milieu du XIXe siècle, l’archipel acquit peu à peu son autonomie économique, administrative et politique

1824 > Lanzarote fut le théâtre de violentes éruptions.

1836 > La loi féodale exercée par les seigneurs est abrogée.

1852 > établissement du statut de port franc.

1900 > mise en place d’un gouvernement autonome et des cabildos insulares. un régime économique et fiscal spécifique fut également mis en place

1912 > Les îles espagnoles des Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria) accèdent à leur autonomie

1927 > les Canaries devinrent deux provinces espagnoles. Elles connurent en quelque sorte les tout premiers soubresauts du franquisme.

1936 > Franco est gouverneur militaire des îles. C’est dans la forêt de la Esperanza, sur les crêtes de Tenerife, qu’il prépara l’invasion de l’Espagne depuis le Maroc. Après une guerre de trois ans, Franco dirigea une dictature militaire pendant près de quatre décennies. Aux Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria), il est courant de voir des plaques ou des noms de rue rappelant le franquisme. Les avenues del Generalisimo ou Franco sont nombreuses.

1939 > dictature militaire dirigée par Franco.

1975 > mort de Franco et mise en place de la monarchie constitutionnelle de Juan Carlos Ier (Constitution en 1978).

1982 > les îles Canaries constituées de Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria, deviennent l’une des dix-sept Communautés autonomes d’Espagne.

1985 > le Parlement autonome rejeta dans un premier temps l’adhésion à l’Union européenne pour préserver l’agriculture de l’archipel. Puis au bout de longues négociations, il obtint un statut particulier provisoire

1991 > les îles Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro ,La Gomera et Gran-Canaria) sont la première Communauté d’Espagne à interdire le spectacle des corridas par la Ley Canaria de Protección de Animales. Et sera suivie par la Catalogne… en 2011.

1993 > les Canaries sont déclarées Réserve de la biosphère de l’Unesco.

7 juillet 1994 > régime fiscal très favorable.

30 décembre 1996 > la réforme du statut, également approuvée par une loi organique, constitue un pas en avant considérable en matière d’auto-gouvernement avec l’incorporation d’améliorations fondamentales qui reconnaissent les Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro, La Gomera et Gran-Canaria) comme un territoire insulaire éloigné, faisant ainsi d’elles la Communauté la plus singulière et la plus différenciée de toutes celles qui constituent l’Etat espagnol.

Décembre 2001 > les îles perdent le statut de port franc.

Janvier 2002 > comme dans tous les pays de l’Union européenne, l’euro devient l’unique monnaie des Canaries.

2003 > Maria del Mar Julios est  la première vice-présidente du gouvernement autonome des Canaries (Fuerteventura, Tenerife, Lanzarote, La Palma, El Hierro, La Gomera et Gran-Canaria).

2006 > 500e anniversaire de la mort de Christophe Colomb.

2008 > inauguration du télescope Magic 2 au laboratoire d’astrophysique de La Palma, en présence du prince Felipe d’Espagne.

2009 > le plus grand téléscope du monde a été inauguré à l’observatoire Roque de los Muchachos sur l’île de La Palma le 24 juillet 2009 en présence du roi d’Espagne Juan Carlos.

2010 > les Espagnols sont sacrés pour la première fois champions du monde de football en Afrique du Sud contre les Pays-Bas (1-0). Le Canarien Pedro Rodriguez fait partie de la sélection officielle.